intermittents de corse


Pendant ce temps les gens sérieux travaillent

Enfin, dans ce cas ça date un peu: je vous invite à lire un ouvrage précieux signé Notre Président (Ange, pas Nicolas…)

rappelez-vous, c’était en 2005…

http://www.corse.fr/documents/culture/action_culturelle/culture.pdf

Utile pour alimenter les conversations de comptoir.

à bientôt

celia


SUBVENTIONS…

Décidement les temps sont durs, comme on le disait.

Entre difficultés administratives, le statut qui se maintient comme il peut, les organisateurs de spectacles qui s’arrachent les cheveux, la hausse du prix de l’essence, la baisse du pouvoir d’achat, on aimerait bien dans ces moments là que la communauté proche fasse sien le combat pour le maintient de l’offre culturelle. En revendiquant une politique forte d’aide aux structures existantes, en dynamisant le tissus associatif du spectacle par l’achat de prestations; on a déjà vu des villes, villages ou régions jouer cette carte, même si il s’agit parfois de déployer la queue du paon pour épater la basse-cour.

Malheureusement, ici aussi la terre nous lache… la Collectivité Territoriale de Corse complexifie ses dossiers de candidature à l’aide d’année en année, au point d’entamer le moral des artisans de la culture que demeurent vaillament certains d’entre nous. Or il faut être aujourd’hui particulièrement rodé dans l’exercice du montage des dossiers pour ne pas sécher tel un nul e n math face aux inénarables problèmes de robinets…

dans un deuxième temps, aucune amélioration, une fois rendue cette laborieuse copie , sur les délais de réponse de nos sympathiques services territoriaux. Là encore se trouveront balayés les projets des petites structures coupables de ne pas avoir les reins assez solides: les comités des fêtes, associations d’animation et autres petits festivals annulent des représentations faute de moyens et de garantie de sécurité financière.

Troisième épreuve pour ceux qui auront pu tout de même franchir les étapes précédentes: la bérézina! la baisse annoncée de 10% du budget culturel de la Region Corse vient enterrer le moral des plus résistants: aujourd’hui le pourtant très policé Centre Culturel Una Volta, institution bastiaise dont on loue les qualités d’équilibre, de travail auprès du plus grand nombre, et de « salubrité artistique », réagit par pétition à la baisse de 13% de son budget pourtant conventionné. A desespérer…

Pour reprendre le mot de Madame Laurence Parisot, présidente du MEDEF, « la vie, la santé, l’amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » et dans cette fange de précarité dans laquelle nous baignons, qui aurait l’obscénité de ramener sa fraise en parlant culture et spectacle vivant?

A bientôt on garde le menton levé…

celia

PS pour ceux que ça interesse, voici les comptes des subventions 2007 attribuées par la CTC

http://www.corse.fr/documents/actus/11294909042008_Tableau_recensement_subvention_2008.pdf


Attention: Numéro d’Objet

merci à Jelby pour sa contribution…

« Bonjour,

A compter d’avril 2008, un code sera obligatoirement attribué à toute création ou spectacle. Sans ce code, pas de cachet.
Ce code sera attribué par les assedic pour toute nouvelle production artistique.

L’attribution dépendra du nombre de représentations programmées
préalablement à la création: 28 représentations minimum pour obtenir le dit code. C’est la mort des petites compagnies.
En quoi un spectacle joué 27 fois ne correspond il pas à un travail artistique? Une petite représentation de plus et hop! Vous êtes un artiste.

Et qu’en est-il des spectacles déjà existants ? Qu’en est-il des productions répondant aux appels d’offres, et qui se jouent souvent une seule fois?
Qu’en est-il des artistes indépendants? Nous l’ignorons.

C’est la fin de la participation des artistes au développement local et
rural.
En effet, chaque intervention qui ne correspond à aucun numéro d’objet ne répondra pas aux critères permettant d’émettre des cachets. En dehors du
champ direct du spectacle (formation, intervention en écoles, hopîtaux, prisons, interventions sociales…), l’artiste ne peut se rémunérer par le système intermittent en vigueur.

Les employeurs et créateurs devront faire figurer ce code sur toutes les fiches de paye et sur tous les contrats qui concernent le dit spectacle, sous peine de sanctions pour l’employeur et pour les employés: 7.50 euros
d’amende par artiste et par mois (plafonné à 750 euro par mois) pour les employeurs.

Ce dispositif a pour objectif de lutter contre les abus en permettant de procéder à des recoupements d’informations entre les droits d’auteur (SACD, SACEM) et les ASSEDIC.

Ce système a un intérêt: il permettra de lutter contre les « permittents » dans l’audiovisuel (employés permanents bénéficiaires du système destiné aux intermittents), qui pervertissent le statut des intermittents du spectacle, mais il tue les « petites » compagnies. (Combien de spectacles, qui se sont joués 50, 100, 200 fois, n’étaient pas programmés 28 fois à leur création?)

Le fait d’apprendre la mise en place de ce dispositif deux mois avant sa mise en application en dit long sur les capacités du gouvernement à la concertation avec les partenaires sociaux.

Le gouvernement propose aussi la création d’une interim du spectacle. (privée, qui remplacera l’ANPE). Pourquoi? Nous n’en savons rien.

Je vous suggère de diffuser largement cette information, car le gouvernement ne communique pas sur ce dossier et, en toute logique, les médias non plus. (Pas de dépêche, pas d’info).

Voici quelques liens intéressants concernant ce « numéro d’objet ».

ressources.petiteagora.net

www.oragora.com  « 


« le monde » et « corse matin »

La presse s’intéresse à notre cas: localement, l’article de Christophe Laurent dans le Corse Matin du lundi 4 février fait les gros titres:

CRISE DES INTERMITTENTS DU SPECTACLE DANS L’ILE

« une grande partie des anciens intermittents sont RMistes; la CTC consciente du poblème a lancé depuis décembre »une étude sur les industries culturelles »

Sans bruit, sans annonce, le monde insulaire de la culture perd un a un ses intermittents du spectacle. les musiciens, les comédiens d’hier n’ont plus droit à ce statut, privilégié peut-être, mais surtout garant de leur activité. Et de la qualité de nos spectacles »… la suite, retrouvez-la sur le corse matin, dépeint succintement mais de façon fidèle la réalité de notre travail.

Une remarque nous a été faite cependant: insitons sur le fait qu’ INTERMITTENT, c’est un régime. Nos métiers, c’est: musicien, comédien, technicien etc… car on peut exercer ces  metiers en tant que salarié, dans des orchestres, des compagnies, etc.

On devient intermittent quand on accumule des contrats ponctuels, avec un ou plusieurs employeurs.

Toujours au rayon presse, le journal Le Monde proposait dans son édition du 2 février un article consacré à un problème supplémentaire:

« Comment les intermittents du spectacle ont été lésés par leur caisse professionnelle »

« Les intermittents du spectacle, grands profiteurs du système ? Le lieu commun a irrigué nombre d’audits publics. En se penchant sur la gestion de la caisse des congés spectacles, la Cour des comptes vient de mettre en lumière le phénomène inverse. Pendant des années, cet organisme, chargé de collecter auprès des employeurs les congés payés des artistes et techniciens du spectacle et de reverser ces sommes aux intéressés, a multiplié les irrégularités… »

article à suivre ici: http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/02/02/comment-les-intermittents-du-spectacle-ont-ete-leses-par-leur-caisse-professionnelle_1006696_0.html

et pour ceux qui s’interesseraient à l’ensemble de la question, voilà un peu de lecture: le rapport de la cour des comptes…

 http://www.ccomptes.fr/CC/documents/RPA/9IntermittentsSpectacle.pdf

A la prochaine, les amis…

celia


Infos…

Merci à Charlotte qui nous transmet les infos suivantes


« Objet : ATTENTION: CODE pour les spectacles
 Quand à la culture…. On attribue un code par création et spectacle.
 Ce code est attribué par les assédic, pour toute nouvelle création  et production artistique. Les employeurs et créateurs doivent donc s’attribuer un code par spectacle et figurer ce code sur toutes fiches de paye, contrat, (…) concernant ce spectacle sous peines  de 
sanctions, pour l’employeur et pour les personnes travaillant sur ce spectacle, 7.50 d’amendes pour les employeurs, par artistes et par mois (plafond 750 euro par mois).
Ce dispositif est à l’origine créer contre les abus et renforce le dispositif de contrôle. Il permet de recouper droit d’auteur sacd, Sacem, assédic…
Dans le concret c’est la possibilité de rémunérer la formation par cachet qui risque de s’envoler,se sont les postes de chargé de dif,  de com, de prod payés par cachet qui risques d’être mis à mal.
 En effet dans qu’elle mesure un chargé de prod qui part en repérage pour un « spectacle codé » peut il être payé pour un repérage qui lui  ne comporte pas le numéro du spectacle puisqu’il n’as pas été joué?
Quels sont les critères d’attributions des codes? A l’avenir on peut tendre à un flicage totale des créations et productions du spectacle !!! De plus l’attributions relèverais du nombre de cachet à la création (28 cachets de créations pour obtenir le dit code!!! c’est  la mort des  petites compagnies !!!)… Et qu’en est-il des  spectacles déjà existants ? Quand est-il des productions répondant  aux appels d’offres et qui se jouent majoritairement une seule fois  ? Qu’en est-il des artistes indépendants ?
Ce systeme peut être valable vis à vis de l’audiovisuel et ces permitents, qui pervertissent le status intermittent du spectacle,   mais il tue les petites compagnies, fliquent les artistes et la création artistiques. Fin de la participation des artistes au   développement local et rural, chaque intervention qui ne correspond  à aucun numéro d’objet (attribué à une PRODUCTION artistique), ne  peut rentrer dans le quota intermittent du spectacle. En dehors du  champ direct du spectacle (formation, intervention en école,  hopitaux, interventions sociales…), l’artiste ne peut se rémunérer  par le système intermittent en vigueur.
Pourtant un article dans le code du travail, stipule que l’assédic   n’a aucun droit de ne pas étudier les droits des artistes et   techniciens du spectacle dont les fiches de paye et contrat ne sont  pas anotés du code d’objet, mais dans qu’elle mesure l’assédic va  prendre ces contrats non codés ? Quels taux ?
Le gouvernement sous entend même la création d’une interim du spectacle, gérer par des marchants de tapis, c’est garder le systeme intermittent mais financer par des boites privés (anpe = puvlic,   boite interim = privé), c’est l’état qui se désengage, c’est moins   d’argent
dans les caisses publiques, c’est moins de subventions.
C’est le concept de culture qui est touchée. La culture est a tout le monde, elle nous appartient. En ce sens l’Etat intervient (intervenait) dans la possibilité de sa création et de sa libre  circulation.
La culture, l’oeuvre n’est pas un bien matérialisée. La culture ne  doit pas se soumettre aux lois du marché et de la concurence. Elle  ne doit pas devenir ce qu’est actuellement l’industrie du disque.Faites tourner, diffusez partout, les acteurs médiatiques ne peuvent plus rien pour nous, nous devons entretenir et élargir ce réseau informel par tout les moyens de communications possibles.

 faites savoir à tous autour de vous,transmettez ce message.

voici qqs liens intéressants quant au fameux « numéro   d’objet »
qui rentre en vigueur en 2008
>>>
>>>
http://ressources.petiteagora.net/content/view/400/202/
>>>  et
>>>
http://www.oragora.com/cgi/forum1564.cgi?
>>>   >>> http://archives.rezo.net/cip-idf.mbox/200710.mbox/%3C8AE80019-510A
>>>  et
>>>
http://www.culturedegestion.com/news.php?lng=fr
>>>  et
>>>
http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=11667 »


Témoigner, échanger

Pardon pour la disparition subite de l’article précédent, mais actuellement un de nos amis risque d’avoir des ennuis; on vérifie juste qu’une telle publication ne lui porte pas préjudice, et on donnera rapidement des nouvelles.

Ceci témoigne en outre de la crise que subissent en ce moment nos professions d’artistes et de techniciens du spectacle, soumis à une forme de déconsidération des institutions et au soupçon malsain des garants de la bonne gestion des deniers publics.

Faisons part sur ce blog de nos expériences, de nos infos, et restons connectés les uns aux autres. Ce blog n’appartient pas aux trois personnes qui ont décidé de le créer: si vous souhaitez y signer des articles, demandez nous les login et mot de passe à l’adresse suivante: elixirmusique@yahoo.fr

A bientôt!

celia picciocchi


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